Historique

Dans les années 1970, J.Cowlson, avocat américain, a mené les premières recherches afin d’adoucir les effets traumatisants du divorce.
Il est le précurseur de la médiation familiale.

Le premier centre privé de médiation familiale est mis en place par un autre avocat et thérapeute, J.Coogler.

Une première loi est adoptée par l’Etat de Californie.
Cette loi oblige les parents à rencontrer un médiateur familial en cas de conflit sur la garde de leurs enfants.

La médiation familiale fait ses preuves dans tous les états américains puis au Canada.
Elle poursuit son chemin : Angleterre, Belgique…

Vingt ans après les premières recherches de J.Cowlson, des français passionnés par le sujet, psychologues, avocats, thérapeutes… partent au Québec, s’informent et s’initient à ce nouveau mode de résolution des conflits familiaux.
Dès leur retour en France, ils créent la première association française pour la promotion de la Médiation Familiale (APMF) et rédigent un code de déontologie.

En France, comme au Canada, la démarche pour une médiation familiale est un choix libre.

Le premier congrès européen de la médiation familiale se tient à Caen en 1990 et réunit plusieurs centaines de participants de diverses nationalités.

C’est dans l’intérêt de l’enfant que naissent les premières associations de médiation familiale.

La famille évolue (famille recomposée, famille monoparentale,…) : la médiation familiale s’adapte.

La médiation entre dans le dispositif judiciaire par la loi du 8 février 1995 et le décret d’application du 22 juillet 1996.

Elle prend sa place entre le juridique et le social. C’est un nouveau mode alternatif de règlement des conflits auquel le juge peut désormais faire appel.

La médiation familiale est ensuite consacrée dans le Code civil par la loi du 4 mars 2002 « afin de faciliter la recherche par les parents d’un exercice consensuel de l’autorité parentale ».

Le juge peut donc leur proposer une médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder.

La loi du 26 mai 2004 introduit également la médiation familiale dans la procédure de divorce.

Lorsqu’un accord de médiation a été rédigé, le juge peut l’homologuer à l’audience ; en l’absence d’accord, il tranchera le litige.

En 2003, le Diplôme d’Etat (D.E.) de médiateur familial est décrété, complété en 2004 et ne peut être obtenu qu’en suivant une rigoureuse formation et des épreuves de certifications.